Marathon Race d’Annecy 2019 – Course classée noir par Bison Futé

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Marathon Race Annecy 2019

Après avoir récupéré des courses des dernières semaines, il était temps de revenir sur mon weekend à Annecy où j’ai pu participer à la Marathon Race d’Annecy. Pour celles et ceux qui préfèrent les statistiques, vous pouvez retrouver mon activité sur Strava : Marathon Race d’Annecy 2019.

Objectif mi-saison

Trois semaines après l’Impérial Trail de Napoléon,en Corse, je m’aligne sur la distance maratrail (41km/2500) de la Maxi-Race d’Annecy. L’objectif n’est pas de faire un chrono mais de se tester sur une course de montagne avec de belles montées et des descentes qui cassent les jambes.

L’occasion est trop belle, d’autant qu’on est plusieurs traileurs de Paris à descendre et qu’on retrouve nos amis, Manon et Aurélien, qui ont quitté Paris pour habiter à Annecy.

Arrivés le vendredi soir en train, ce n’est pas le temps de se reposer. Programme du samedi? Et bien, retrait des dossards et petit tour dans le village, pardi ! Même si le temps est un peu couvert, le cadre et le panorama sont magnifiques : au bord du lac au pieds du Mont Veyrier. Malheureusement, on ne prend pas le temps de profiter du lieu car la journée passe vite et qu’il est déjà temps de rentrer préparer le racepack et qu’avec un départ annoncé vers 5h30, le réveil va être (très) matinal.

Stratégie de course? Au carton.

Avec un départ à 5h30, on prévoit la frontale mais au final elle ne se fait pas nécessaire car le soleil se lève tout juste. Les couleurs sont magnifiques et la météo, qui a été désastreuse la veille et dans la nuit, s’avère agréablement clémente.

Officiellement dans la 2e vague avec Manu, on se retrouve sans trop savoir comment dans la première et on met en place la stratégie de course suivante : “Au carton sur le plat au début ! On évite les bouchons et pour le reste on verra plus tard”. Cette stratégie peu académique nous aura peut-être permis d’éviter un maximum tous les bouchons qui ont eu lieu sur la course.

Prets ? Feu ! Partez !

Comme on pouvait s’y attendre, ça part vite. Très vite même. Les quatre premiers kilomètres sont plats et donc propices à ça. Manu double dans tous les sens, j’essaye de le suivre mais je le perds très vite de vue.

Je reste concentrée sur ma course. Dans la montée jusqu’au Col de la Forclaz, je suis coincé dans une file indienne de coureurs (bon ok de randonneurs). Je prends mon mal en patience et essaye de doubler dès que je peux. Je me fais rattraper par Mathias, dans un premier temps, puis par Marek. On restera au coude à coude jusqu’au Col. On en ressort essoufflés mais les jambes tournent bien et le moral est au beau fixe.

Ils me distanceront au point d’eau de Montmin. Par sécurité, je préfère me ravitailler en eau car le prochain ravitaillement est 13km / 800d+ / 1100d – plus tard. Je ne veux pas risquer la déshydratation au sommet. J’ai déjà connu ça (voir mon article sur le trail du bout du monde).

L’ascension jusqu’au chalet de l’Aulp se fait tant bien que mal. Le parcours est roulant mais le terrain est très gras. Les conditions météo des jours précédents n’ont pas aidé. Les appuis sont très difficiles à assurer, aussi bien en montée qu’en descente.

Oh bah tiens ! Un copain !

L’ascension jusqu’au chalet de l’Aulp se fait tant bien que mal. Le parcours est roulant mais le terrain a été rendu très gras après les épisodes de pluies de jours précédents. Ça devient difficile d’assurer les appuis, aussi bien en montées qu’en descentes. Au lieu de râler sur les conditions, je lève les yeux et j’admire le terrain de jeu sur lequel il m’est permis d’évoluer. 

Je rattrape Manu un ou deux kilomètres avant le col de l’Aulp et le chalet où nous retrouvons Aurélien qui nous attendait. 

Il nous accompagne dans l’ascension du col des Nantets et du pas de l’Aulp. La bonne humeur qui règne dans notre trio me ferait presque oublier le terrain très gras, les montées glissantes et la neige au sommet en redescendant du Roc Lancrenaz. 

Heureusement qu’ils sont là, ça me motive à ne rien lâcher même si mes jambes me commencent à me détester. 

Dernière grosse descente sur le seul et unique ravitaillement à Villard-Dessus mais là c’est le drame : 5km de descente (900d-). Moi qui n’aime pas les descentes, je suis servi. 

Un ravitaillement ? Ok mais on reste pas longtemps

Au ravitaillement, je suis sous le choc. Je n’avais jamais vu autant de nourriture : des soupes, des sandwiches, des boissons, des pâtes, etc… 

J’essaye de n pas trop m’alourdir mais à la sortie de la tente je suis pris en flag par Manon et Joséphine qui nous attendaient pour nous encourager. Ça fait toujours du bien de voir des proches et d’avoir leurs encouragements même si on ramasse un “Mais vous avez mis le même temps que moi hier ! Vous avez traîné !” au passage.

Du coup, on ne s’éternise pas et on repart très vite avec Manu. Direction : le Mont Veyrier par le col des contrebandiers. Ce n’est pas une partie de plaisir mais c’est la dernière grosse difficulté avant de redescendre sur Annecy. 

Dernière portion, d'accord mais elle ne pouvait pas être moins dure ?

Après le ravitaillement, on profite de 2 à 3 kilomètres peu vallonnés pour relancer les jambes. Puis, d’un seul coup, ça monte sec. Manu me dit de continuer à mon rythme. J’essaye d’avancer devant sans trop m’éloigner mais je le perds de vue. 

Le terrain n’est pas souvent à notre avantage. Je commence à fatiguer car je râle et je peste pour un rien. Un coup, c’est les cailloux ou les racines , un autre c’est le dénivelé cumulé. Il faut se ressaisir même si le temps semble passer plus vite que les kilomètres. Au final, on arrive au sommet et c’est la récompense : une vue panoramique sur le lac d’Annecy.

Arrivée sur Annecy

L’arrivée sur Annecy se fait par une descente en sous-bois. Je ralentis un peu pour ne pas me faire la cheville sur une racine ou une pierre qui roule. 

Je sers un peu les dents. Les jambes se font dures et répondent moins vite mais le moral est au beau fixe donc je ne m’inquiète pas trop. On traverse une descente en pierrier avant de rejoindre la passerelle et le bord du lac. 

J’accélère, c’est vite dit, on va plutôt dire que je donne tout sur le dernier petit kilomètre. Je sors mon drapeau breton et donne un petit coup dans la cloche accrochée sous l’arche d’arrivée. Soulagement et satisfaction personnelle sont les premiers mots qui me viennent à l’esprit. 

Bref, j’ai couru la Marathon Race d’Annecy et même que j’ai bien mangé au ravitaillement. 

 

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