Black Mountain Trail 2019 : la Coupo Cambo

  • by
Quand tu as de l'énergie à revendre après la Coupo Cambo
Retour rapide sur ma participation au Black Mountain 2019 et plus particulièrement sur l’épreuve reine : la Coupo Cambo et ses 55km et 3600 d+.

(je précise “retour rapide” car je n’ai pas retrouvé les photos que j’en avais fait).

Sinon pour aller à l’essentiel vous pouvez retrouver mon activité sur Strava : Coupo Cambo 2019.

Nouvelle année, nouveaux objectifs

Après la Saintélyon 2018, il me fallait de nouveaux objectifs. Nouvelle année, nouvelles distances, nouveaux dénivelé. Je me suis alors laissé tenté par le Black Moutain Trail qui propose chaque année trois courses de montagne : 18km /1000d+,  33km/2100d+ et 55km/3600d+. 

Depuis deux ans, je voyais la publicité passer sur Facebook. L’année dernière ayant été annulée pour cause d’intempéries, je me suis dit que c’était l’occasion de me tester sur une course de montagne avec un dénivelé conséquent. 

Se préparer à une course de montagne en ville... C'est possible

“Quand on veut, on peut”.

S’entraîner pour un trail de montagne en ville, c’est totalement possible. Pendant les huit semaines de préparation, j’ai mis l’accent sur le volume hebdomadaire avec une moyenne de 72km hebdomadaire. J’ai accumulé un maximum de dénivelé et de vallonné autant que possible avec en moyenne 1975d+ par semaine. Evidemment, j’ai privilégié les sorties longues en forêt de Chaville pour m’exercer aux bâtons.

"A m'endonner" faut y aller

Avant le départ de la Coupo Cambo
Racepack peu conventionnel la veille de la Coupo Cambo

Réveil 4h pour un départ 6h à la frontale… Comment dire que déjà ça commence mal cette histoire. Le départ est très intimiste. La scène et l’arche de départ-arrivée sont montées au centre du village de Saint-Amans-Soult. Les 420 coureurs participants y sont rassemblés. Ça change des pelotons de plus de 1000 personnes comme à la Saintélyon.

Je prends le départ anxieux par rapport au ratio distance-dénivelé mais je me rassure en me disant que je vais faire comme d’habitude : prendre du plaisir et faire de mon mieux. 

Les discussion des groupes de coureurs du coin me font rire. “Comment ça Jean-Louis ? T’es pas prêt ? Fallait pas rester boire avec nous hier soir aussi. T’aurais sûrement mieux dormi”. 

La Coupo Cambo porte bien son nom

Profil altimétrique Coupo Cambo 2019

Ça part vite, très vite, et on se retrouve rapidement à flanc de montagne. Pour mon premier trail de montagne, je trouve que c’est une entrée en matière est de taille. La section est peu longue mais le dénivelé cumulé est plus difficile à gérer : 12.5 à 13km pour 1050D+. Le tout se fait un enchaînement de deux montées et de deux descentes. Coupo Cambo ! 

La course et les kilomètres s’enchaînent à coup de montées et descentes abruptes. En sous-bois, le terrain est agréable mais les lits de feuilles sur certaines portions rendent la lecture du terrain difficile. Je progresse tranquillement mais surement. La relativité du temps et de la distance en trail est une notion tout autre. Et là, j’arrive au deuxième ravitaillement à Albine, après avoir vu un participant faire une chute et se tordre la cheville. 

Coupo Cambo - Ravitaillement Albine

Si tout va bien, c'est qu'il faut s'attendre au pire

A ma grande surprise, je suis frais et je passe tranquillement le ravitaillement. J’ai de l’avance sur les barrières horaires annoncées. Je me sens euphorique et décide de laisser dérouler les jambes dès que c’est possible. Le ravitaillement du km32 à Peyremaux fait beaucoup de bien mais il ne faut pas s’y attarder. La météo a tourné au vinaigre, froid, vent et pluie sont de la partie. Situé à 1000m d’altitude, le gîte est totalement exposé. Les bénévoles (un grand merci à eux) se démènent pour nous offrir de la soupe et des boissons chaudes, un ravitaillement de qualité. Un feu de bois a même été allumé pour que les participants puissent se réchauffer (traquenard !).  

Dans le jus du ravitaillement, je suis un groupe de coureurs qui ratent une rubalise. On se retrouve à faire 500m de plus avant de revenir sur le bon tracé. 

Le "Vide-Trippes", quel doux nom pour une côte

Toute course a son originalité. L’attraction de la Coupo Cambo, c’est la montée du “Vide-Trippes”, située au 2/3 de la course, elle est longue de 800m et grimpe de 200m. Oui oui vous lisez bien : 800m pour 200m D+. Pas le choix, il faut marcher et prendre son temps. 

Une fois sortie de la montée, on arrive très vite à la barrière horaire en contre-bas du Pic de Nore. Ce dernier culminant à 1200m d’altitude, nous ne sommes pas gâtés par la météo. Panorama inexistant à cause d’un brouillard épais, de la pluie et du vent qui viennent claquer le visage. Une météo digne de la montagne, ça fait partie du jeu. 

Le tracé nous fait très vite redescendre jusqu’au km 42 à Pradelles. Je commence à cramper aux abducteurs. L’enchaînement montées-descentes longues a raison de mes jambes. Dans la descente, je croise un participant arrêté et en difficulté mais épaulé par deux autres participants qui le réchauffe et le nourrisse à tour de rôle. Un esprit d’entraide et de solidarité comme on aimerait en voir plus souvent sur les trails de montagne. 

 

Une dernière grosse portion avant la délivrance

Je peine à repartir du ravitaillement tellement mes abducteurs me gênent. Je me cale dans la roue dans un autre participant qui semble connaître le terrain. Il me détaille les derniers kilomètres. Nous remontons jusqu’au Pic de Nore que nous venions de redescendre. Mes jambes reviennent tranquillement, je le laisse pour arriver et m’arrêter au dernier ravitaillement, le plus animé. On me propose du vin chaud à la place de la soupe, des galettes saucisses. La bienveillance et l’animation apportées par les bénévoles remet un coup de baume au cœur avant d’entamer la descente vers l’arrivée (ou l’inverse). 

La dernière descente est plutôt raide (8.5km pour 1000D-) mais se court tranquillement ce n’est pas le moment de se tordre la cheville ou pire.

Je boucle la course en 9h16’45” alors que je m’attendais à faire bien plus de 10h. J’arrive quelques minutes avant Chloé qui glane la médaille en chocolat du classement féminin. 

Bref, j’ai couru la Coupo Cambo 2019 et ça m’a beaucoup plu. 

Quand tu as de l'énergie à revendre après la Coupo Cambo
La bretagne mise à l'honneur sur la Coupo Cambo
Coupo Cambo - la bière d'arrivée, c'est la meilleure

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *